JSON vs TOON : quel format utiliser avec les LLM ? Le guide complet

IA

l’importance de structurer pour bien travailler avec une IA

Depuis l’essor des LLM comme ChatGPT, Gemini ou Claude, une nouvelle vérité s’impose : la manière dont vous structurez vos instructions change radicalement la qualité du résultat.

Autrement dit, l’IA ne réagit pas seulement à ce que vous lui demandez, mais à la façon dont vous l’organisez.

Deux formats sont de plus en plus utilisés :

  • le JSON, standard mondial, formel, machine-compatible ;

  • le TOON, version simplifiée, humaine, inspirée du YAML, devenue la nouvelle écriture courte des prompts structurés.

Alors lequel faut-il privilégier ?
La réponse dépend en réalité de l’objectif, du contexte, et du destinataire final (IA seule ou IA + machine externe).

JSON versus TOON le format pour travailler avec les LLM

JSON : le langage que les modèles comprennent le mieux

Le JSON est partout. Les modèles GPT, Gemini, Claude ou Mistral ont été entraînés à grande échelle sur des quantités colossales de :

  • documentation technique

  • API

  • exemples de code

  • schémas

  • metadata structurées

Pour un LLM, le JSON est un langage parfaitement normé, prévisible, explicite.

Avantages du JSON

  • Une structure rigoureuse comprise immédiatement par les IA

  • Un format universel pour les API, webhooks, pipelines, datastores

  • Une validation possible (lint, parser)

  • Une interprétation stable pour les tâches critiques

Inconvénients

  • Verbeux

  • Peu lisible pour un humain

  • Long à écrire

  • Demande rigueur (guillemets, virgules, crochets…)

Conclusion

Le JSON est indispensable dès qu’un système externe va exploiter la sortie du LLM. Pour un agent, une API, une automation Make, Supabase ou GitHub Actions :
JSON obligatoire.

TOON : la nouvelle écriture courte des prompts structurés

Le TOON n’est pas un standard officiel, mais un format qui s’impose dans l’écosystème IA. Il s’agit simplement d’une écriture compacte, sans accolades ni virgules, proche du YAML mais plus permissive.

Exemple :

agent:
  name: "QD-SEO"
  tasks:
    - crawl
    - analyse
    - cluster
active: true

Le même en JSON serait deux fois plus long.

Pourquoi TOON fonctionne aussi bien avec les IA ?

Parce qu’il réduit :

  • le bruit visuel

  • la syntaxe inutile

  • les erreurs liées à la virgule manquante

  • la fatigue cognitive du prompt design

Et parce qu’il augmente :

  • la lisibilité

  • la vitesse d’écriture

  • la clarté des intentions

Ce que TOON permet particulièrement bien

  • Définir des stratégies

  • Structurer une réflexion

  • Écrire des agents pour un usage interne au modèle

  • Prototyper des workflows

  • Générer des plans, briefs, mappings SEO

Limites

  • Pas validable automatiquement

  • Pas reconnu par les API

  • Pas acceptable comme format d’exécution

TOON est donc parfait pour travailler avec un LLM, tant que la machine externe n’intervient pas derrière.

JSON vs TOON : ce que disent réellement les modèles

Ce que l’IA préfère → JSON

Parce qu’il est normé, inhérent aux données d’entraînement, et produit peu d’ambiguïtés.

Ce que l’IA comprend le plus vite → TOON

Parce qu’il va droit à l’essentiel.

Ce dans quoi l’IA produit les meilleurs raisonnements → TOON

En retirant la friction syntaxique, on augmente la capacité du modèle à se concentrer sur le fond.

Ce dans quoi l’IA donne les réponses les plus fiables → JSON

Dès que la réponse doit être exécutée (ou parsée), le JSON s’impose.

Comment choisir intelligemment entre JSON et TOON

Voici la règle stratégique que j’applique à mes projets chez Quillet Digital :

1. Pour penser avec l’IA → TOON

  • brainstorming technique

  • architecture d’agent

  • workflows de contenu

  • stratégies SEO

  • plans marketing

  • définition de règles ou politiques internes

2. Pour faire agir la machine → JSON

  • APIs

  • pipelines

  • intégrations Make / Zapier

  • DevOps

  • instructions destinées à un système externe

3. Pour prototyper vite, produire propre

Une méthodologie simple :

Étape 1 — Rédiger en TOON (humain + IA)
→ Plus rapide, plus clair.

Étape 2 — Convertir en JSON strict
→ Je peux automatiser cette conversion pour toi.

C’est la méthode optimale, déjà adoptée dans de nombreux labos IA.

Exemple concret : config d’un agent SEO

Phase de réflexion (TOON)

agent:
  name: "SEO-Audit"
  mission: "Identifier les blocages techniques et les quick wins"
  analyse:
    - performances
    - structure
    - indexation
    - contenus
  sortie_attendue:
    format: tableau
    colonnes: ["problème", "impact", "priorité", "action"]

Phase d’exécution (JSON)

{
  "agent": {
    "name": "SEO-Audit",
    "mission": "Identifier les blocages techniques et les quick wins",
    "analyse": [
      "performances",
      "structure",
      "indexation",
      "contenus"
    ],
    "sortie_attendue": {
      "format": "tableau",
      "colonnes": [
        "problème",
        "impact",
        "priorité",
        "action"
      ]
    }
  }
}

La différence est évidente :
→ TOON = penser
→ JSON = exécuter

Ce que cela change pour le SEO, le GEO et les projets e-commerce

Le contenu structuré est devenu un enjeu central :

  • pour la collaboration avec les IA

  • pour la production de briefs

  • pour la génération de modèles

  • pour le pilotage de workflows automatisés

Pour le SEO

TOON permet de structurer très rapidement :

  • clusters sémantiques

  • briefs éditoriaux

  • stratégies de maillage

  • dictionnaires d’intention

JSON prend le relais quand on automatise :

  • extraction GSC

  • génération de métadonnées

  • mise à jour massive d’un CMS

Pour le GEO

Les IA conversationnelles comprennent le langage des questions mais aussi l’organisation logique d’un contenu.
TOON aide à fabriquer cette logique.
JSON permet de l’opérationnaliser.

Conclusion : ce n’est pas JSON ou TOON.

C’est JSON ET TOON, dans le bon ordre.

Les LLM inaugurent une nouvelle discipline : la structuration stratégique de l’information.

Le JSON apporte la rigueur.
Le TOON apporte la pensée claire.
Ensemble, ils forment le workflow optimal pour travailler avec des IA modernes.

Les professionnels qui adopteront cette logique dès maintenant gagneront en vitesse, en précision et en contrôle.
Les autres, comme souvent en SEO ou en dev, perdront du temps à se battre contre la syntaxe au lieu de travailler sur le fond.

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